Que faire contre la résistance de l’air ?

L’allure typique du patineur de vitesse que ce soit sur roulettes ou sur glace.

Yann Guyader a une position très aérodynamique = très penchée et très compacte.


La réponse est assez simple: Il faut trouver et garder une position aérodynamique.

C’est-à-dire que le patineur doit être penché vers l’avant et adopter une position compacte (qui prend le moins le vent possible).

La technique

On doit se pencher  vers l’avant jusqu’à être parallèle au sol. Les épaules sont au-dessus des roues. Le bassin ne doit par reculer afin de ne pas créer de déséquilibre arrière – il ne faut pas s’asseoir ! En théorie, plus les épaules sont vers l’avant, plus le déséquilibre avant « projette » le patineur vers l’avant. En pratique, il faut chercher la limite de se déséquilibre. Pas assez penché, on prend le vent et la projection vers l’avant est faible. Trop penché, la pression exercée sur les cuisses et le bas du dos (les lombaires) est grande et la fatigue et la douleur arrivent vite.

Le débutant a beaucoup de mal à se pencher au début mais avec l’entraînement, il se muscle, il améliore sa proprioception, il contrôle sa peur et se penche de plus en plus!

Attitude indispensable: afin, d’éviter d’avoir trop mal, il faut penser à garder le dos rond (et non creusé au niveau des lombaires) et à se relâcher dans son patinage.

Le matériel

Ça peut paraître secondaire mais il faut éviter les vêtements qui flottent car ils prennent le vent.

Le physique

L’entrainement permet d’augmenter la capacité à rester penché car au départ, la position est douloureuse. Il est essentiel de prendre la position et de la garder le plus longtemps possible jusqu’à pouvoir la conserver très longtemps.

Le mental

Ben oui, la position aérodynamique n’est pas du tout naturelle. Donc elle fait mal, surtout au début. Il faut accepter de souffrir (dans les limites du raisonnable, il ne faut pas se blesser) le temps que le renforcement des muscles du dos se mette en place.

Une fois cette étape douloureuse passée, c’est un vrai plaisir de fendre l’air et de voir qu’on a gagné de la vitesse !

 PS: la fatigue influence elle aussi beaucoup la position du patineur. Sur la page d’accueil, on peut voir trois Rollerstones bien fatigués après 5h55 de patinage. Leur position est plus relevée qu’à l’habitude. Ainsi, plus la position est basse au départ, moins le patineur fatigué se relèvera avec la fatigue !

14 octobre 2018