Le roller course. Qu’est-ce que c’est ?

Il semblerait que près de 6 millions de personnes possèdent une paire de rollers ou de patins en France !!!

Mais très peu d’entres elles sont inscrites dans un club de roller. La Fédération Française de Roller et Skateboard (FFRS) compte 66.000 licenciés en roller et skateboard répartis dans 850 clubs qui pratiquent 8 disciplines: roller freestyle, roller artistique, roller derby, roller course, rink hockey, roller randonnée, skateboard (olympique), roller hockey. Le nombre de pratiquants de roller course en représentent moins de 10%.

Ce nombre explique sans doute l’ignorance presque générale au sujet du roller course alors même qu’un sport ultraconfidentiel comme le curling est mieux connu.

Pourtant, dès qu’on commence à maîtriser les roller, il nous vient une irrésistible envie de rouler plus vite et même de faire la course avec les autres. Certains patineurs cherchent à atteindre la vitesse la plus élevée possible. Ainsi un pro qui sort pour une échappée atteint, même dépasse, les 50 km/h sur le plat. Le Belge Bart Swings a parcouru les 42 km du Marathon de Berlin en 56’49” soit 44,56 km/h de moyenne!!!

 

L’objectif du roller course est simple: il s’agit de parcourir une distance définie dans le temps le plus court possible.

Les distances vont du 100m (en ligne droite) au marathon. Mais il existe des courses bien plus longue. En France, le Roll’Athlon fait 103km.

Le roller course se pratique dans 3 environnements différents:

L’indoor se pratique l’hiver dans un gymnase où il s’agit de tourner autour de 4 plots posés au sol. Pratique très exigeante sur le plan technique et pour la résistance musculaire. Les distances sont comptées en tours. De 2 à 4 en vitesse et et de 10 à 20 en fond.

Comme en short track, les patineurs défient les lois de la gravité.

 

La course sur route se pratique soit sur un circuit fermé et sécurisé en bitume qui mesure souvent 333 m, soit sur route ouverte (la chaussée qu’on utilise en voiture) mais sécurisée, pour les marathons par exemple. Les distances vont de 1 tour à 15.000 m. Les vitesses les plus élevées sont atteintes sur ce type de course.

La route permet la formation de plusieurs pelotons.

La piste. Il s’agit, à mon avis, de la star de la discipline. L’ambiance y est incroyable et les courses palpitantes. Imaginez plutôt: sur certaines courses, une trentaines de patineurs ou de patineuses roulent ensemble autour d’un anneau ovale de 200 m et de 6 m de large à plus de 40 km/h! Les distances vont de 300 m (contre la montre) à 10.000 m.

Une patineuse suivie par l’énorme peloton où chacune bataille pour garder sa place.

Pour mettre de la variété dans les compétitions, il existent différents type de courses:

La course en ligne où l’on doit arriver premier pour gagner tout simplement.

La course à points, où l’on doit sprinter pour passer la ligne d’arrivée en premier et ainsi marquer des points. Celle ou celui qui gagne n’est pas forcément celui qui termine la distance en tête mais celle ou celui qui a marqué le plus de points au cours des sprints intermédiaires.

La course à élimination, où à chaque tour (ou presque) le dernier ou la dernière qui passe la ligne d’arrivé est éliminé(e). Les derniers tours sont disputés par les patineurs/patineuses qui n’ont pas été éliminé(e)s.

Il y aussi le relais, la poursuite et le contre-la-montre lancé ou départ arrêté.

5 janvier 2020